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La femme n’est plus l’avenir de l’homme

vendredi 25 janvier 2013, par René Barbier

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La femme n’est plus l’avenir de l’homme

Actuellement un procès criminel se déroule : une petite fille de 5 ans a été martyrisée pendant des années par ses parents (beau-père et mère), et surtout par sa mère. Elle en est morte. Cette femme avait pris en grippe son propre enfant.

C’est un fait que certaines femmes ne sont absolument pas des mères avec certains de leurs enfants. Inutile de se scandaliser. Le sadisme existe et se moque du genre sexuel.

Mais ce qui est plus grave, c’est la revendication comme plus "démocratique" et plus "égalitaire" le fait que désormais aux USA les femmes dans l’armée pourront enfin faire partie des troupes d’élite et des bataillons des "forces spéciales" dont tout le monde sait qu’il s’agit des soldats les plus tueurs en toute légitimité, au nom de la raison d’État, dans toutes les armées du monde.

Cette revendication à faire partie de ce genre de groupe soldatesque fait mentir la parole du poète "la femme est l’avenir de l’homme" (Louis Aragon) chantée par Jean Ferrat.

Déjà pouvoir faire sa carrière dans l’armée était un signe pas très encourageant. Mais, il est vrai, que dans l’armée depuis toujours les femmes peuvent être "cantinières" ou plus prestigieusement infirmères et même médecins.

Aujourd’hui ("enfin !" diront certaines) elles peuvent être des tueuses reconnues à l’égal de l’homme.

Les sectes religieuses du monde moderne l’avaient déjà bien soutenu. Nombre de femmes et même d’enfants portaient des bombes à leur ceinture pour "mourir en martyres" sur les terrains de la haine et de l’injustice.

Ce n’est pas un progrès du genre humain, mais un des ces effets catastrophiques de la "démocratie" fallacieuse et sans éthique de notre temps.

On le sait, certes, dans l’économie du "capitalisme de catastrophe" comme je le nomme, nombre de femmes se complaisent à côté des hommes, pour passer par les "grandes écoles de commerce" et devenir des "traders" sans foi ni loi, uniquement préoccupées de "faire de l’argent" le plus vite possible par le biais des nouvelles technologies de l’information et de la communication, pour le compte de grands groupes capitalistes.

Dans notre économie mondialisée sous l’égide d’une pensée unique liée à la pléonexie (DR Dufour et le "divin marché"), tout le monde ou presque - hommes, femmes, enfants, vieillards - est impliqué et peu peuvent prendre des distances à partir d’une éthique personnelle lucide, exigeante et risquée.

Une éthique du refus plus encore que de la révolte ou de la révolution qui dérive trop souvent vers une logique du pouvoir, de la maîtrise et de l’injustice.

Une éthique qui ne se cantonne pas non plus aux bénéfices secondaires de la dimension "artiste" du "nouvel esprit du capitalisme" (Luc Boltanski et Eve Chiapello)

Une éthique de l’amour et de la compassion, de fraternité de reliance, par une nouvelle conscience de ce que veut dire devenir "un être humain", cette chance incompréhensible, résultat inimaginable de l’évolution de l’ énergie-matière sur notre "Terre-patrie" (E.Morin) perdue dans un cosmos aux profondeurs infinies.

Comme le rappelait sans cesse Krishnamurti dans ses conférences dialoguées ce qui existe de toute évidence, dès le premier regard posé lucidement sur le "fait humain", c’est la violence, la cupidité, le déni, le mensonge sur soi et les autres.

Il faut approfondir par le questionnement, non seulement par le savoir pluriel toujours insuffisant, mais avant tout de manière apophatique, cet état premier de l’être humain, homme ou femme, en commençant par soi-même, pour trouver sous la gangue de l’ignorance, les lueurs vives qui peuvent déboucher par une expérience unique en son genre de cet "otherness", sur cette connaissance d’une autre part, sur cette immobilité tranquille de l’esprit et sur cette bénédiction, au delà de toute représentation de dieu, de tout gourou et de toute croyance, qui est le propre de l’aventure humaine portée à son point d’incandescence (cf."Carnets" de Krishnamurti).


Illustration "identité multiple" de René Barbier, dessin numérique, 2013

Voir : "qu’est-ce qu’un esprit en bonne santé" (vidéo de Krishnamurti)

Krishnamurti’s Notebook
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At odd and unexpected moments, the otherness has come, suddenly and unexpectedly and went its way, without invitation and without need. All need and demand must wholly cease for it to be.

Meditation, in the still hours of early morning, with no car rattling by, was the unfolding of beauty. It was not thought exploring with its limited capacity nor the sensitivity of feeling ; it was not any outward or inward substance which was expressing itself ; it was not the movement of time, for the brain was still. It was total negation of everything known, not a reaction but a denial that had no cause ; it was a movement in complete freedom, a movement that had no direction and dimension ; in that movement there was boundless energy whose very essence was stillness. Its action was total inaction and the essence of that inaction is freedom. There was great bliss, a great ecstasy that perished at the touch of thought.
http://www.jkrishnamurti.org/krishnamurti-teachings/view-text.php?tid=2372&chid=70756&w=notebook

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