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La recherche-action transpersonnelle : un cours à l’université

mardi 9 octobre 2012, par René Barbier

Ce chapitre sur la "recherche-action transpersonnelle" fait partie d’un cours sur la recherche-action cours qui a été donné à l’université Paris 8, dans le cadre de l’IED, en 2006.

Il est toujours sur le site de l’IED mais n’est accessible qu’aux étudiants inscrits dans la licence de sciences de l’éducation en ligne, c’est la raison pour laquelle je le donne ici aux internautes intéressés.

Chapitre 6 du cours de licence de Sciences de l’éducation en ligne sur la recherche-action existentielle et transpersonnelle (2e semestre 2005-2006)

Depuis les années soixante-dix, je suis passé de la recherche-action institutionnelle à la recherche-action existentielle, puis, dans les dernières années, à la recherche-action transpersonnelle. Plusieurs de mes étudiants ont entrepris des recherches en ce sens. Celle de Joelle Macrez est, la plus aboutie (voir L’autorisation noétique, vers une spiritualité contemporaine).

Cette évolution résulte dans doute de l’âge. Je pense, avec la sagesse de l’Inde et celle de Carl Gustav Jung qu’il y a un âge pour l’aventure de la jeunesse, un âge pour l’insertion sociale et un âge pour le mûrissement. Je me considère arrivé à cet âge. Mon inclination de recherche s’en ressent. Je n’ai plus le goût de passer mes journées et mes nuits dans des groupes de terrain. Je laisse cela aux plus jeunes de mes collègues. Je préfère revoir la question de l’ouverture spirituelle, en liaison avec l’inéluctabilité de la mort individuelle. J’inscris ce questionnement dans une "spiritualité laïque" qui ne demande aucun dogme, ni ne s’assure d’aucun dieu.

Pourtant, il s’agit bien d’une spiritualité transpersonnelle car cette perspective impose un dépassement de soi, une sensibilité à une insertion dans un ensemble dynamique plus vaste que la personne, le groupe, la société et la culture. L’ouverture à l’univers, au cosmos et, en fin de compte, à l’infini, à l’éternité devient l’aiguillon de l’interpellation philosophique. On en revient à la problématique de "la place de l’homme dans la nature". Peut-être faut-il relire Teilhard de Chardin avec des yeux neufs, sans le filet du christianisme. Peut-être doit-on revoir cet "oubli de l’Inde" (Roger-Pol Droit) qui domine la philosophie occidentale. Peut-être faut-il revenir sur les anciennes traces du Taoïsme philosophique qui conciliait si bien nature, harmonie et sagesse. Les anciens « penseurs » chinois n’étaient pas des « philosophes » au sens moderne du terme, mais de vrais sages, possédant un sens aigu de leur insertion dans la Nature (sur cette discussion actuelle sur la « philosophie chinoise », voir la revue Extrême-orient/Extrême occident, n°27, Université paris 8, PUV, 167 p.)

Voir la suite du cours en format html

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